Toujours animé par sa passion pour l'automobile, Gilbert GUZZO s'est lancé un autre objectif : préparer et modifier en version "compétition" des voitures de série les plus anodines.
Après trente années d'absence sur le territoire Marocain, Automobiles MENARA s'est distinguée en ressuscitant la FORMULE NATIONALE qui s'est inscrite dans le cadre du CHAMPIONNAT AUTOMOBILE DU MAROC et agréée par la FRMSA ( Fédération Royale Marocaine de Sport Automobile ).
Réalisée en 2000, la Formule Nationale s'est déroulée sur deux années avec le "TROPHEE - PALIO - MENARA"
LE PROJET :
L'idée n'était pas de créer une voiture simplement décorée ou à l'embout d'échappement rutilant... mais d'être compétitive, sécurisée et adaptée en conséquence en plus d'être utilisable tous les jours.
Sans pour autant débourser des fortunes, puisque le sponsoring proposé par Automobiles MENARA assumait une bonne partie des frais, cette Formule Nationale qui était en stand-by depuis les années 70, avait la particularité de mettre tous les concurrents sur le même pied d'égalité : seules les capacités de pilotage étaient mises à l'épreuve.
LA REALISATION :
Ainsi une trentaine de voitures ont été préparées dans les ateliers sous l'oeil vigilant du promoteur.
Les modifications se sont portées d'une part sur l'aspect esthétique :
- décoration spécifique
- adoption d'une couleur unique
et d'autre part sur l'aspect sécurité :
- arceaux de sécurité
- barres anti-rapprochement
- extincteur, coupe batterie
- suspensions renforcées et surbaissées
- siège conducteur remplacé par un baquet avec harnais de sécurité 4 points
- remplacement des plaquettes de freins d'origine par des plaquettes "haute performance"
- boîtier électronique modifié augmentant la puissance du véhicule etc...
Le but étant de mettre les qualités de pilotage en concurrence - puisque tous les véhicules étaient identiques et les boîtiers électroniques tirés au sort à chaque course - pour que ces règles soient respectées tout au long de la saison, le préparateur a plombé tous les éléments susceptibles d'être "modifiés" par les pilotes.
Mécaniquement parlant, ces voitures de série fabriquées localement, ont dans l'ensemble bien supporté, voire mieux que prévu, les affres des essais et des courses.
Le succès de la Formule Nationale s'est mesuré à la fois par le nombre de ses adeptes qui a dépassé les vingt-cinq en quelques semaines et par les perspectives qu'elle a ouvert aux jeunes.
Il faut dire que les sports mécaniques ont quelque chose de contagieux, car après le karting, véritable vivier de talents, la Formule Nationale a permis à certains d'entre eux d'aller plus loin et de faire de la compétition à l'étranger.